Le Népal ces jours-ci (Ambassade de France à Katmandou 18 novembre 2015)

Les relations entre la France et le Népal sont anciennes. Dès 1850, le Premier ministre Jang Bahadur Rana s’était rendu en visite officielle en France. Avec l’établissement des relations diplomatiques en 1949 et l’ouverture d’une ambassade de France résidente au Népal en 1967, les relations politiques se sont développées tout au long de la seconde moitié du XXe siècle.

Cette époque a aussi été celle des grandes expéditions françaises dans l’Himalaya, avec la première ascension de l’Annapurna en 1950 par l’alpiniste Maurice Herzog. Aujourd’hui, dans le contexte de la fin de la guerre civile de 1996- 2006, le dialogue politique reprend. Le Groupe d’amitié France-Népal du Sénat s’est rendu en visite au Népal en 2009. Les relations économiques restent d’un niveau modeste, mais sont en croissance (21,1 MEUR de commerce bilatéral en 2013). Les coopérations culturelles sont dynamiques avec la présence d’une Alliance française à Katmandou.Chaque année, plus de 25 000 touristes français visitent le Népal.

Des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre ont fait plusieurs dizaines de morts dans la région du Teraï (ouest et sud du pays) depuis le mois d’août. En cas de déplacements impératifs, ou de passage de la frontière terrestre, les consignes de sécurité doivent être respectées (dans la mesure du possible, éviter toute manifestation).

Depuis plusieurs semaines, le principal point de passage des produits pétroliers, des biens de consommation et des médicaments entre le Népal et l’Inde – Birgunj - est bloqué par des manifestations qui ont fait encore tout récemment deux morts. Ceci entraîne de graves pénuries de pétrole (fuel et essence), de gaz et de médicaments. Le gouvernement a décidé de rationner les produits pétroliers à la pompe (véhicules particuliers, bus scolaires et touristiques, minibus et taxis…)

De plus, les compagnies aériennes ont été priées de s’organiser pour ne pas avoir à faire le plein à Katmandou. Les déplacements sont de ce fait rendus très difficiles. Depuis le 8 novembre, les compagnies aériennes ont réduit de moitié leurs vols domestiques et les hélicoptères manquant de kérosène ne peuvent plus voler. Les voyageurs doivent donc être particulièrement conscients qu’en cas d’accident lors de déplacements dans des régions éloignées du pays, même les plus touristiques, les moyens de secours seront limités jusqu’à ce que l’embargo sur les carburants soit terminé.

Enfin, certains hôpitaux commencent à manquer de produits d’urgence (oxygène, sang, produits anesthésiants, etc.).

Les infrastructures touristiques continuent d’opérer dans la vallée de Katmandou, mais leurs capacités sont de plus en plus restreintes (restauration et transports).