La Lettre d’AMZH

Aide Médicale au Zanskar et en Himalaya

Bulletin d'information n°1 - Décembre 2013

 

Il ne peut y avoir plus vive révélation de l’âme d’une société que la manière dont elle traite ses enfants.                                                                                                                                                                                              Nelson Mandela

EDITORIAL                                                                                  

Nadine REYSSET et Christiane CROISET ont effectué un voyage au Zanskar cet été pour fêter les vingt années de travail en commun avec nos partenaires locaux. Notre présence auprès de la POMO (Association des femmes du Zanskar) est encore nécessaire pour les aider financièrement dans leurs diverses activités. Nadine vous livre son reportage sur place.

La médecine traditionnelle a maintenant sa place au sein de l’hôpital de Padum puisqu’un amchi assure des consultations quotidiennement sur place comme à l’hôpital de Leh. Plusieurs amchis ont ouvert des cabinets privés dans certains villages. Ils travaillent en liaison avec l’hôpital et orientent les patients selon les pathologies. Notre action passée porte donc ses fruits en rompant l’isolement de la médecine traditionnelle et en rajeunissant les praticiens.

L’hôpital de Padum fonctionne avec plusieurs médecins et son équipement s’est modernisé. Il accueille les femmes pour les accouchements.

L’orphelinat de Katmandou nous demandait de prendre en charge les problèmes médicaux de leurs pensionnaires.Notre trésorier, François DUBEUF, nous livre le compte rendu de sa visite sur place. Une salle de loisirs éducatifs est en construction grâce à notre participation financière. L’état de santé des orphelins, également à notre charge, est dans l’ensemble satisfaisant.

Notre assemblée générale se tiendra à Die dans la Drome le 17 mai 2014 à 15h.

Réservez dès aujourd’hui cette date. Nous vous exposerons nos projets pour l’avenir et François DUBEUF nous prépare un diaporama pour cette occasion.

Nous avons voulu marquer les 20 ans de notre association par une édition en couleurs. C’est également le premier numéro rendant compte de AMZH puisque notre action s’est étendue à tout l’Himalaya. 

Bienvenue aux nouveaux adhérents et donateurs. Grâce à vous, des enfants de Katmandou, victimes de la pauvreté, de la maladie, de la malchance seront pris en charge et recevront les soins en rapport avec leur état de santé. Grâce à vous les femmes du Zanskar prendront les décisions qui s’imposent pour aider les plus démunies et les plus fragilisées par le destin.

Merci aux généreux donateurs qui nous soutiennent fidèlement et aux nouveaux qui malgré la crise économique gardent une part de leur générosité pour notre association. 

                                                                        Dr Noël POIRIEL

                                                                               Président

Zanskar été 2000_042

Pour tout contact :

Noël POIRIEL

69, Bd St Antoine 78000-VERSAILLES

Tél : 01 39 43 01 91

E-mail  aidemedicalezanskar@gmail.com 

 

MISSION AU ZANSKAR, septembre 2013 

(Christiane Croiset et Nadine Reysset)

 

RENCONTRE AVEC LA POMO ASSOCIATION                

C’est au mois de septembre de cette année que Christiane Croiset et moi-même, nous nous sommes rendues au Zanskar du 3 au 5 septembre à la rencontre des femmes de la « POMO Association ». AMZH soutient cette cette association depuis 2001.

Notre aide financière permet à ce jour de maintenir un savoir-faire et une tradition de couture peut-être vouée à disparaître. Seuls ceux ou celles qui auront appris aujourd’hui sauront transmettre ce savoir.

Pomo 3

 

La boutique offre d’autres vêtements comme des bonnets, des chaussettes tricotées par des femmes pendant l’hiver, des gilets à porter sur les gonchas les jours de fêtes ou festivals religieux, quelques vêtements plus modernes comme des tuniques et des pantalons.

A l’occasion de notre venue, nous avons organisé une assemblée générale entre la Pomo Association et AMZH, à l’Omasila Restaurant de Pipiting (*) suivie d’un dîner avec de délicieux momos vapeur ou frits. Notre surprise est toujours aussi grande quand nous voyons arriver  en temps et en heure 20 femmes de l’association, puisque la date et l’heure de rendez-vous ont été fixées 3 jours avant, lors de notre arrivée sur place. Elles ont fait le déplacement à pied depuis Padum et quelques villages proches, ce qui nous rassure quant à leur motivation de poursuivre notre collaboration. Elles nous exposent leurs différents projets :

-        aide à l’éducation des femmes pour apprendre les mathématiques, l’anglais, le bouddhisme et l’indi grâce à un professeur rémunéré par leur association.

-        parrainage de deux enfants à la Lamdon Model School (AAZ), ces derniers habitent chez Dolma Lamo, infirmière à l’hôpital de Padum, et membre de la Pomo Association.

-        projet d’un programme d’éducation sur les déchets auprès de la population. L’environnement est de plus en plus soumis à des pollutions de déchets d’emballages plastiques, bouteilles en verre cassées, canettes métalliques, le tout  jeté au gré de la consommation sur les routes, dans les champs, sur les chemins.

C’est avec quelques danses traditionnelles et  un peu de tchang (boisson fermentée locale) que nous avons terminé cette belle soirée.

Pomo 2

(*) Hôtel-restaurant de Tashi le postmaster de Padum aujourd’hui basé à Kargil.

Je remercie Tashi le postmaster et sa famille de nous accueillir toujours aussi chaleureusement depuis 20 ans.

VISITE DU NOUVEL HOPITAL DE PADUM                   

Nous avons profité de notre séjour à Padum pour visiter le nouvel hôpital.

Construit à côté de l’ancien, ce nouvel hôpital est plus vaste.

Dolma Lamo, infirmière principale de ce lieu de soins depuis de très nombreuses années, a été notre guide. Elle est fière de nous montrer la table d’accouchement et la couveuse ainsi qu’une chambre de repos pouvant accueillir deux futures mamans. Les conditions de travail se sont améliorées.

Diverses salles pour les consultations médicales sont à la disposition des médecins. Une salle est dédiée à un Amchi pour les consultations de médecine traditionnelle.

Une salle de radio et un cabinet dentaire complètent l’ensemble.

Les consultations ont commencé et notre court séjour ne nous a pas permis de recueillir plus d’informations.

Pour ma part, mon prochain voyage au Zanskar, et visite à la POMO Association se fera fin août-septembre 2015, pour les aider à réaliser leur dernier projet : un programme d’éducation sur les déchets.

                                                                 Nadine REYSSET

Pomo

 

AMCHIS - HISTORIQUE

En 1999, AMZ a aidé financièrement à la formation de médecins traditionnels (Amchis) sur 4 ans. Ce projet préparé de longue date (les premières études remontent à 1992) a permis le parrainage de 25 élèves âgés de 16 à 25 ans, dont 7 jeunes femmes, qui ont été sélectionnés dans les différents villages du Zanskar.

En hiver, cette médecine traditionnelle tibétaine est indispensable et est le seul recours possible face à la maladie. En cette saison, les dispensaires ne 

fonctionnent pas dans les vallées reculées et coupées du reste du monde.

AMZH a demandé à Christiane Croiset et Nadine Reysset de profiter de leur séjour pour faire un point 10 ans après et savoir ce que sont devenus ces futurs Amchis.

Voici le compte rendu de Christiane Croiset.

AMCHIS : 10 ANS APRES

Lors de notre séjour, nous avons rencontré Stanzin Mutup qui a une consultation à L’hôpital de Padum depuis 2011. Nous avons eu ainsi des nouvelles des Amchis qui ont été formés par AMZ.

Depuis 2010, les Amchis ont une représentation légale par le gouvernement.

Globalement ces jeunes Amchis pratiquent tous plus ou moins...

Certains ont continué quelques enseignements pour compléter leur formation à Dharamsala (dont Norboo Dolma du village d’Ufti)

Plusieurs ont une double activité (charpentier, guide, ou commerçant).

Certains ont été soutenus individuellement par d'autres sponsors privés ou organisations.

L'un d'entre eux, Thorkjay Kunzes, a une « clinic » privée à Choglamsar.

D’autres pratiquent avec leur père ou un vieil oncle.

Stanzin Mutup (d'Ubarak) qui a été sponsorisé plus longuement a pu ouvrir une « clinic » privée à Padum, en plus de ses consultations à l'hôpital.

Il pense que, globalement, ils ont eu de la chance d’avoir pu suivre ce cursus initié par AMZ mais regrette de ne pas avoir eu assez de "médecines" et pas assez de pratique à l'école.

Il regrette aussi de ne pas avoir assez connu AMZ!!

Les anciens Amchis continuent de pratiquer dans les villages.

Compte tenu d'une tradition de gratuité, les jeunes Amchis sont confrontés au besoin de rémunération pour entretenir leur famille et leur besoin d'acheter des médicaments de base (le plus souvent à Dharamsala).

Si on devait en tirer une conclusion générale, c'est ce sentiment que les Amchis continuent à avoir un rôle et une présence dans les villages et je pense que cela peut encore perdurer, mais pour combien de temps encore.

Christiane CROISET

Un jour à Mukti Bal Kayan Kendra

(François Dubeuf)

Le crépitement de la pluie n’a pas cessé de la nuit et m’accompagne au lever du jour. Nous sommes en pleine mousson et Katmandu se réveille au rythme des averses successives. La température est agréable quoique saturée d’humidité.

Je me rends aujourd’hui à l’orphelinat et tout au long du trajet je suis frappé par l’urbanisation galopante de la vallée. L’on sait que la nature n’aime pas le vide, les promoteurs également. Peu de routes en bon état, un parc automobile qui se renouvelle lentement, une circulation dévorante et débridée qui provoque une pollution atmosphérique importante, quelques briqueteries qui n’arrangent pas les choses, une situation géographique encaissée et vous avez tous les ingrédients pour le développement d’allergies et autres maladies chroniques comme la tuberculose. Ne parlons pas du réseau d’assainissement quasi inexistant qui engendre, de fait, une pollution des nappes phréatiques, de cours d’eau convertis en égouts à ciel ouvert et l’existence de décharges sauvages.

Baktapur

« Une seconde source de pollution importante est représentée par l’eau de ville qui, à Katmandou, est souillée à 95 % selon une étude allemande de 1994. En effet, l’eau est impropre à la consommation sur toute l’étendue de la vallée et au-delà. Les usagers utilisent, lorsque leurs moyens le permettent, des filtres qui sont vendus dans le commerce. Par nécessité l’eau est bouillie 1/4 d’heure avant d’être filtrée afin de pouvoir être consommée. Une étude toxico-bactériologique a montré en 1996 que les résultats étaient superposables à ceux obtenus après analyse des eaux minérales vendues à Katmandou. Reste que l’eau souillée est le vecteur des principales maladies tropicales que l’on rencontre particulièrement en période de mousson dans la vallée : hépatites A et E, cyclosporidiose, giardiase, amibiase etc...Sans omettre la classique "tourista". Il n’existe pas, comme pour les carburants et la pollution automobile, de réelle politique de retraitement des eaux usées (Katmandou ne possède que 2 stations d’épuration installées par des pays occidentaux). » Extrait du site de l’ambassade de France à KTM.

Orphelinat KTM 015

 

L’ORPHELINAT est situé au nord-ouest de Katmandu, dans l’ancien village de Balaju adossé au massif forestier de Nagarjun.

Cette situation permet une relative qualité de l’air, comparée à la pollution permanente que subit la capitale.

Je suis accueilli par Mme Kamala Maya Tamang, 42 

ans, présidente et fondatrice de l’orphelinat et

Mr Krisna Lama, 42 ans, secrétaire. L’encadrement est complété par quatre autres personnes.

Les pensionnaires sont au nombre de 24 enfants (14 garçons et 10 filles). 

Le plus jeune, Kunsang Dorje Tamang est âgé de 5 ans et le plus vieux, Ram Dulal, est âgé de 22 ans. Ce dernier va au collège le matin et en apprentissage l’après-midi (réparation de mobiles). 

Le bâtiment est bien entretenu,  les chambres et autres pièces de vie sont ordonnées. La propreté règne à tous les étages.

Je croise quelques enfants en partance pour l’école. Ils prennent un repas composé essentiellement de DALBAT, plat traditionnel au Népal qui se compose de riz, de pommes de terre et quelques légumes, parfois de viande et d’une sauce à base de lentilles. Selon la saison et les moyens, poissons, viandes et produits laitiers, fruits et légumes frais complètent et agrémentent le quotidien.

A cause du virus H5N1, il n’y a pas de poulet au menu.

Ils emportent à l’école un encas composé de biscuits, pain et une bouteille d’eau.

Les cours commencent en général à 9h et se terminent à 16h et ce du dimanche au vendredi, le samedi étant le jour de repos hebdomadaire.

La scolarité s’étend jusqu’à la classe 12, l’équivalent de notre classe de terminale.

Ensuite, l’adolescent est orienté sur une formation professionnelle dans son domaine de préférence et il est  suivi durant 3 ans, le temps d’acquérir son indépendance et son autonomie dans la société.

Au retour de l’école, un snack est servi, le dîner intervenant plus tard.

La vie collective s’organise comme une vraie famille et chacun participe dans la mesure de ses moyens. 

Un planning est prévu pour les tâches ménagères, incluant des activités en cuisine. Au moment du déjeuner ou du dîner, chacun se rend à la cuisine prendre son repas et dès qu’il a terminé, rapporte son assiette. Les plus grands aident les plus petits à faire leurs devoirs scolaires et tout un chacun apporte sa contribution. En cas de conflit ou de problème, le dialogue permet de régler le différend et, en général, l’enfant de lui-même va vers l’autre pour se réconcilier. Les enfants semblent bien dans leurs baskets et je n’ai pas ressenti le poids d’une quelconque hiérarchie entre eux et, entre eux et le staff.

L’orphelinat possède un terrain à une dizaine de kms où un potager et quelques animaux de basse-cour permettent une production de légumes, de fruits et de viande. Au moment des vacances scolaires, les enfants viennent travailler à la ferme.

Les activités sportives sont également au programme comme le foot, le basket-ball, le badminton, le karaté et autres disciplines sportives.

La construction de la salle de jeux permettra des activités « indoor ». Il est prévu une salle de couture et une salle d’ordinateurs.

Orphelinat KTM 018L'orphelinat de Balaju

Le gros problème de l’orphelinat, c’est l’eau. L’eau courante n’est pas si courante à Katmandu et, dans certains quartiers comme celui de Balaju, la population est obligée de faire acheminer l’eau par camions citerne.

Les besoins en eau s’élèvent à 35.000 litres d’eau par mois pour l’orphelinat soit 5 tankers et, en monnaie sonnante et trébuchante, cela représente 6500 roupies népalaises mensuellement (52 euros).

Orphelinat KTM 085L'environnement: vue prise depuis l'orphelinat

LES SOINS MEDICAUX (y compris une radio pulmonaire) représentent 150 000 roupies népalaises pour 2013 soient 1 200 euros et comprennent, entre autres, le suivi de pathologies plus ou moins lourdes.

Il faut savoir qu’il n’y a pas de Sécu au Népal et que tous les actes médicaux sont payants.

Halth details Report 2013

PATHOLOGIES ACTUELLES

Angil Gurung née en 2005

Cette petite fille a de sérieux problèmes oculaires, suit un traitement approprié et porte des lunettes. « Très vivante », les branches de ses lunettes ne résistent pas longtemps. D’où un problème récurrent pour l’orphelinat et une recherche de branches de lunette pour l’enfant.

Kul Bahadur Tamang né en 1992

C’est le fils de la fondatrice et Présidente de l’orphelinat, madame Kamala Maya Tamang.

Il a été opéré des deux oreilles. Il parle lentement et devient mystique.

Schizophrénie ?

Ram Dulal né en 1991

Ce garçon a un pied qui a tendance à se retourner d’où des massages et des bandages fréquents.

Menuka Tamang née en 2001

C’est la fille de la cuisinière, Kumari Tamang.

Opérée d’une oreille, elle entend bien maintenant mais a besoin parfois de médicaments

Nima Sherpa née en 1997

Sujette à des crises d’épilepsie. 

Cette journée s’est achevée par la traditionnelle photo de famille. Certains manquent à l’appel, retenus par leurs études ou autres obligations extérieures.

Ce moment passé avec eux a été riche d’enseignement et d’espoir car j’ai senti en ces enfants une volonté de s’en sortir et surtout un esprit de partage. Il fallait voir le sérieux que les petits mettaient à faire leurs devoirs et la patience des grands vis-à-vis de leurs cadets.

François DUBEUF

Orphelinat KTM 074 

L’enfant et la servitude pour dettes au Népal

(François Dubeuf)

« Des enfants de six ans travaillent à temps complet dans 120 briqueteries de la région de Katmandu. Travailler dans ces briqueteries expose les ouvriers, et tout particulièrement les enfants, à des dommages irréparables sur leur santé : infections respiratoires graves, problèmes de dos et cancers des poumons. Il est estimé que la pollution atmosphérique cause la mort de 1’600 personnes par an, rien qu’à Katmandu. Chaque année, 837.000 tonnes de dioxyde de carbone s’échappent des fours à briques de la Vallée » (février 2012 – Terre des Hommes)

La servitude pour dettes est une façon de repayer une dette en fournissant directement un travail plutôt qu'avec de l'argent ou des biens. Aboutissant très souvent au travail forcé, la servitude pour dettes est assimilée à de l'esclavage par de nombreux pays ainsi que par certaines conventions internationales, notamment en ce qui concerne le travail des enfants.

On le trouve notamment au Népal avec le système de kamaiya : dans de tels systèmes, des parents peuvent placer un enfant dès 7 ou 8 ans pour un travail en usine afin d'obtenir un prêt ou de payer des dettes. Placé à la merci d'un patron pas nécessairement scrupuleux, le travail que fait l'enfant peut vite tourner à de l'esclavage.

Le Népal a mauvaise réputation en matière d’orphelins : 650.000 d’entre eux travaillent comme chaque année avant l’âge de 5 ans.

Dans ce contexte, notre action entreprise depuis 2 ans vise à préserver la santé des enfants de l’orphelinat de Shree Mukti Bal Kalyan Kendra à Katmandu. De cette réussite dépendra leur avenir qui commence à l’instant même où ils sont accueillis dans cette structure dirigée par une équipe compétente.

Je tiens à remercier particulièrement Bhim Tamang, notre correspondant local, pour son aide qu’il nous apporte sur place, son dévouement et son implication dans la gestion courante de l’orphelinat.

Cette réussite dépend également de votre soutien financier et, en cette période Difficile pour tous, votre don n’en sera que plus apprécié.

 François DUBEUF

L’équipe d’AMZH vous présente ses meilleurs vœux de prospérité, de bonne santé et de bonheur pour cette nouvelle année 2141 placée sous le signe du Cheval dans le calendrier tibétain

                                                           

Bureau AMZH

 

De gauche à droite : Christiane Croiset, notre représentante dans le Beaufortin - Noël Poiriel, Président - Jacqueline Poiriel, Secrétaire adjointe - Nadine Reysset, Secrétaire - François Dubeuf, Trésorier 

 

Aide Médicale au Zanskar et en Himalaya

Association loi 1901

Siège social : 14, rue Montaigne 78140 – Vélizy-Villacoublay