Aide Médicale au Zanskar et en Himalaya

03 décembre 2016

SEMEUSES DE JOIE : UN FILM DE CAROLINE RIEGEL

Semeuses de joie

 

Retour sur un extraordinaire périple aux quatre coins de l’Inde, avec onze nonnes bouddhistes âgées de 27 à 77 ans. 

Un documentaire, une aventure humaine, un message universel !

Le film "Semeuses de Joie" sera disponible en DVD à partir de Décembre 2016.

Le prix estimé est de 20 €. Une partie sera consacrée au financement des travaux de la nonnerie.

Vous pouvez le pré-commander en envoyant un e-mail à caroline@baikal-bangkok.org

Semeuses de joie 2

 

 

 

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EXPOSITION A RAMBOUILLET : LA PEINTURE TIBETAINE CONTEMPORAINE

Annonce expo Rambouillet

 

 

 

 

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12 novembre 2016

KATMANDOU LA TENTACULAIRE

Ma première impression, durant mon trajet de l’aéroport à l’hôtel, fut de constater que les traces du séisme d’avril 2015 avaient disparu. Comme si il n’y avait pas eu de tremblement de terre. Et puis, au fil des jours, en errant dans les ruelles de la vieille ville, je me fais une vague idée de ce qu’a pu être l’ampleur du désastre. Maisons effondrées, bâtiments fissurés ou étayés.

Kathmandu (3)B Kathmandu (2)B

En périphérie de Ring Road, des immeubles de construction récente sont fragilisés et restent inoccupés. Drapés de bâches vertes ou bleues, ils ressemblent à des gisants attendant le coup de grâce libérateur. D’autres se sont littéralement effondrés tels des châteaux de cartes. Des chantiers sont à l’arrêt et leurs immenses piliers de béton interrogent le ciel : quand les hommes vont-ils reprendre le travail ?

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                   Ring Road, le "périphérique" de Katmandou où circulent 800 000 motos chaque jour.

Le Durbar Square, centre historique de la capitale où se trouve une concentration de temples et de palais, témoigne de la violence du séisme. Le palais Hanuman Dhoka est éventré et étayé sur toute sa longueur et des barrières de protection sont installées autour de l’édifice. Tout comme la maison de la Kumari, déesse vivante considérée comme la réincarnation de la déesse Taleju, qui a été consolidée avec des étais. Du provisoire qui risque de durer des années.  

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                                    Katmandou Palais Hanuman Dhoka Durbar

Temples à terre ou menaçant de s’effondrer, la vie a repris au milieu des gravats et des monticules.

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                  Kathmandu Kumari Ghar                                      Ce qui reste du temple Nagara Ghar

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Durbar Square - colonne du roi Pratap Malla: le chapiteau en forme de fleur de lotus gît à terre.

Je retrouve ces scènes de désolation dans les deux autres grands sites historiques de la vallée que sont Bhaktapur et Patan, quoique cette dernière fût moins durement touchée.

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Bhaktapur Durbar Square

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Patan

Ceux qui avaient les moyens ont reconstruit rapidement. Les autres attendent une aide de l’état qui a bien du mal à arriver.

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 Patan : sur un échafaudage en bambous, un funambule à l'ouvrage.

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                                     Bhaktapur : abri en tôles en attendant de pouvoir reconstruire

Katmandou la tentaculaire a vite retrouvé son souffle économique, sa frénésie quotidienne, ses bouchons, sa pollution et sa poussière.  Texte et photos François Dubeuf 

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                                         Kanti Path,une des principales artères de la capitale

 

 

 

 

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07 octobre 2016

AU NEPAL, LES FEMMES PERDENT LA BATAILLE POUR L'EGALITE.

16 SEPTEMBRE 2015 | PAR GUILLAUME DELACROIX Médiapart.

Elles se sont bagarrées pendant plus de sept ans pour obtenir le droit à la transmission de la nationalité népalaise à leurs enfants. Lundi 14 septembre, les femmes ont perdu. Les grands partis politiques qui tirent les ficelles de l’Assemblée constituante de Katmandou ont opté pour le statu quo. Près de vingt ans après la révolution maoïste.

Katmandou (Népal), de notre envoyé spécial.- 

La mousson touche à sa fin dans l’Himalaya et à moins que n’éclate un orage isolé, la jeunesse de Patan savoure la lumière du couchant de ce mois de septembre en flânant autour des temples hindous qui jalonnent Durbar Square. Les tremblements de terre des 25 avril et 12 mai ont fait tomber quelques-unes des merveilles architecturales du Népal qui se dressaient là depuis quatre siècles ou plus, mais la plupart ont résisté aux secousses sismiques et sont encore debout. Ghanashyam, Kishor, Akriti et Sujin ont tous les quatre 25 ans. Comme chaque soir, ils se retrouvent pour boire un thé vert sur une place attenante, entre le Krishna Mandir et ce qu’il reste du Radha Krishna Temple. Ils dirigent une ONG qui travaille dans le domaine agricole et les rumeurs des manifestations qui agitent Katmandou, à 5 km à vol d’oiseau, semblent très loin de leurs préoccupations.

Transformé en Assemblée constituante voilà maintenant plus de sept ans, le Parlement est en train de voter, un par un, les articles de la nouvelle Constitution népalaise, dans laquelle ni les femmes, ni les minorités ethniques, ni les fondamentalistes hindous ne trouvent leur compte. Depuis la fin août, des défilés envahissent les rues de la capitale et paralysent également tout le sud du pays, où le couvre-feu a été instauré après la mort d’une quarantaine de personnes. Assis en terrasse, les quatre amis paraissent indifférents à ces événements. « Quand un pays écrit un texte aussi important pour son avenir, les intérêts particuliers se manifestent automatiquement, car tout le monde veut obtenir quelque chose, c'est le jeu, estime Ghanashyam. Moi, je trouve que le Népal ne va pas si mal et que les uns et les autres jouissent déjà de beaucoup de droits, grâce au système des quotas qui prévaut dans les différentes institutions. » Le jeune homme rappelle que l’avortement a été dépénalisé en 2002 et que le mariage homosexuel est admis depuis 2008. Akriti, elle, se dit optimiste. « Ici, l’esprit est très ouvert, tout va bien », assure-t-elle.

femmes 1a© Guillaume Delacroix

 

L’adoption de la nouvelle Constitution aura été tellement douloureuse qu’aujourd’hui, la population oscille entre incrédulité, soulagement et frustration. Il y aura bientôt vingt ans que la révolution a démarré au Népal, avec le déclenchement d’une guerre civile qui a duré de 1996 à 2006. Entre-temps, le prince héritier a assassiné la quasi-totalité de la famille royale et ce n’est qu’en 2008 que la monarchie est officiellement tombée. C’est à ce moment-là que les maoïstes, portés au pouvoir par le suffrage universel, ont transformé le Parlement en Assemblée constituante. Depuis, le pays tourne en roue libre.

Incapables de se mettre d’accord entre eux, les quatre plus grands partis politiques, le Nepali Congress (centre droit), le Communist Party of Nepal (marxiste-léniniste), le Unified Communist Party of Nepal (maoïste) et le Madhesi Jana Adhikar Forum (représentant la communauté madhesi) ont été contraints de dissoudre l’Assemblée et de convoquer de nouvelles élections en 2013. Les travaux ont alors repris, avec des maoïstes devenus minoritaires. Ils devaient aboutir en janvier dernier mais aucun accord n’a été trouvé dans les délais impartis et il faudra les deux séismes du printemps 2015 pour que la classe politique se ressaisisse et signe, début juin, une charte arrêtant quelques grands principes, à commencer par le fédéralisme et la laïcité.

De l’autre côté de la rivière Bagmati, qui sépare Patan de Katmandou, Bivishika fait partie des pessimistes. Âgée de 25 ans elle aussi, elle a pris en charge une association de défense des droits des femmes à son retour des États-Unis, où elle avait suivi des études de psychologie. Elle est hébergée dans les locaux d’Himalayan Climate Initiative, une pépinière d’entreprises sociales du quartier de Balwatar où elle pilote une cafétéria bio destinée à encourager la consommation de produits locaux, une fabrique de sacs en toile de jute visant à dissuader les gens d’utiliser les sacs plastique, et une agence de placement proposant des femmes de ménage formées au tri des déchets et aux économies d'eau.

femmes2a© Guillaume Delacroix

 

« L’idée est d'aider les femmes à être libres », explique Bivishika : « Au Népal, les femmes ne peuvent pas choisir la vie qu'elles souhaitent, tout est formaté de la naissance à la mort, on est successivement jeune fille, puis épouse, mère et grand-mère, personne ne conçoit les choses autrement. » En clair, c’est l'homme qui domine toutes les structures sociales du pays. « Avant de travailler ici, je passais des entretiens et à chaque fois, on me demandait si j'étais mariée ou si je comptais le faire bientôt, comme si c'était la seule question qui comptait, ajoute-t-elle, et je ne parle pas de la difficulté pour une fille de sortir après 20 heures, alors que les garçons peuvent être dehors jusqu'à minuit sans que cela ne dérange personne. » Bivishika se plaint également de ne pas pouvoir parler de sexualité et de contraception autour d’elle. « La société népalaise est pleine de tabous et cela affecte beaucoup les femmes, on ne peut même pas prononcer à voix haute des mots simples comme “vagin”, c’est fou ! »

« Même les maoïstes sont conservateurs »

Quand un collectif s’est formé pour manifester mercredi 9 septembre et exiger de la nouvelle Constitution qu’elle traite la femme à l’égal de l’homme, Bivishika n’a pas hésité une seconde à descendre dans la rue. Ce jour-là, la chaleur est écrasante et seuls les parapluies multicolores arrivent à protéger du soleil. Peu avant midi, cinq mille femmes de tous âges, ethnies et régions d’origine confondues, se retrouvent pour réclamer la fin des inégalités. Elles bloquent Madan Bhandari Road, l’immense artère de Katmandou qui longe Babarmahal, le quartier du gouvernement et du Parlement. « Nous refusons d’être des citoyens de seconde zone dans notre propre pays »« Levons-nous pour réclamer justice »« Une Constitution favorable aux femmes, sinon rien »… Les slogans sont brandis sous le nez de la police, dans un concert de klaxons assourdissant.

« La Constitution me rend folle. Elle était censée être moderne mais l’Assemblée constituante compte moins de 30 % de femmes et ce sont nos vieux gouvernants qui décident tout, des hommes qui n’ont aucune idée des aspirations de la jeunesse et qui pensent que la société n'est pas mûre pour le changement », s’emporte Bivishika. Un peu plus loin dans la foule qui piétine sur le macadam brûlant, l’un des rares hommes présents, Rabi Thapa, écrivain et directeur de la revue littéraire La.Lit, souligne lui aussi le sentiment de frustration que nourrit le fossé séparant la classe politique de la population : « Quand ils s'expriment en public, les élus de la Constituante s’affichent comme des progressistes, mais ils travaillent derrière des portes closes et une fois enfermés à l’intérieur, ils n’osent plus rien dire et se laissent dicter leur conduite par les dirigeants des partis », dit-il.

femmes3a© Guillaume Delacroix

 

En tête de cortège, une haute silhouette se détache. Elle est vêtue d’une kurta orange et agite du bras une veste noire. Tout le monde la connaît. Il s’agit de Sapana Pradhan Malla, une avocate de la Cour suprême qui se bat contre les discriminations et qui a fondé, voilà une dizaine d’années, le Forum for Women, Law and Development (FWLD). Elle a siégé à la première Constituante et tente aujourd’hui de bousculer tous ces messieurs qu’elle connaît par cœur pour les avoir côtoyés dans l’hémicycle.

« Les hommes politiques ferment les yeux et se bouchent les oreilles mais nous, nous voulons nous faire voir et nous faire entendre. Ceux qui prétendent qu'il n'y a aucun problème avec les femmes dans le projet de Constitution font semblant de ne pas savoir ce qui est écrit dedans », explique-t-elle à Mediapart. Sapana se déclare « choquée » de voir les principaux partis politiques « prétendre s’ouvrir à la modernité », alors qu’en réalité, ils restent « très conservateurs, y compris les maoïstes »« Non seulement ils ne tiennent pas compte de nos revendications mais en plus, ils font un pas en arrière et nous sortent un texte encore plus rétrograde que la Constitution intérimaire actuellement en vigueur, dénonce-t-elle. En clair, ils suppriment des droits que nous avions obtenus après des années d’obscurantisme ! »

Pour toutes ces femmes qui manifestent, le sujet d’inquiétude majeur est celui de la nationalité. Au Népal, on ne peut obtenir celle-ci qu’à l’âge de 16 ans et sans ce sésame, la vie est un enfer : pas de passeport, pas d'inscription à l’école et à l'université, pas de permis de conduire, pas de travail, pas de compte en banque… Pour être “éligible”, il suffit théoriquement d’être né de père népalais “ou” de mère népalaise. « En vérité, une clause particulière précise que si le père est étranger, alors l'enfant n'est pas éligible, ce qui revient à considérer que la mère ne peut pas transmettre la nationalité », souligne Subin Mulmi. « Cette disposition a été mise en place à l’initiative de gens qui ont peur pour l'intégrité du Népal », précise cet avocat de 25 ans, qui a rejoint le FWLD de Sapana Pradhan Malla après un début de carrière dans le droit des affaires.

« Depuis que la frontière avec l’Inde a été ouverte, certains craignent de voir de nombreuses femmes népalaises épouser des Indiens et refusent que les enfants nés de ces mariages soient népalais. Ce n'est pas une question de racisme mais de caste. Nos institutions sont en effet contrôlées à 80 % par les brahmanes et les kshatriyas, alors que ces derniers ne représentent que 30 % de la population. Or pour eux, la pureté du sang est une obsession. » Dans la tradition hindoue, une femme qui se marie doit partir vivre chez son époux. Si ce dernier est indien, elle doit aller s’installer en Inde, prétendent ces hautes castes. « Si j'épousais un étranger, il faudrait attendre quinze ans pour que celui-ci puisse être éligible à la nationalité népalaise et en attendant, nos enfants seraient apatrides, s’énerve Bivishika, tout cela renvoie au sentiment national, dans un Népal où la nationalité est le seul moyen d'identification, vu le nombre d'ethnies et de langues qui cohabitent. »

Plus de quatre millions d’apatrides

Dans les bureaux du FWLD situés à Thapathali, un quartier proche de Babarmahal, un groupe d’avocats spécialisés dans les droits de l'homme militent contre les discriminations en portant les dossiers dont ils ont connaissance devant la justice. « Ce n’est pas toujours facile, car il y a des années que nos dirigeants nous manipulent. Ils savent jongler avec des lois très confuses que les jeunes femmes ne maîtrisent pas et contre lesquelles elles ne savent pas se défendre », déplore Subin. Si un enfant n'est pas éligible à la nationalité népalaise, il ne peut obtenir celle-ci que par naturalisation.« C’est mission impossible étant donné que la décision est à la discrétion de l’État, lequel refuse la plupart du temps d’accéder à la demande », rapporte le jeune avocat. Sauf à prouver l'identité du père, une femme ne peut donc pas obtenir la nationalité népalaise pour ses enfants. Avant l’âge de 16 ans, du reste, le problème est le même. Il y a deux ans en effet, la loi s'est durcie en conditionnant l’inscription à l’école à la détention d’un certificat de naissance qui, lui aussi, n’est délivré que si le père de l’enfant est népalais.

« Dans la grande majorité des cas que nous défendons au tribunal, le père a abandonné ses enfants parce qu’il est militaire ou parce qu’il est parti travailler à l’étranger, observe Subin. Le pire, ce sont les enfants nés de viols de femmes népalaises à l'étranger, nous ne savons pas comment les rapatrier. » À cet égard, les tremblements de terre du printemps n’ont fait qu’aggraver la situation. « Ceux qui ont tout perdu et qui n’avaient pas d’autre choix que de fuir en Inde ou au Moyen-Orient pour trouver un moyen de subsistance ont eu du mal à obtenir un visa de sortie du territoire. Et pour peu qu’ils aient des enfants, il leur est impossible de revenir au Népal, à cause de cette absence de nationalité. »

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Aujourd'hui, on estime que 4,3 millions de personnes d’origine népalaise sont apatrides, dont près de 900 000 enfants de moins de 16 ans qui vivent avec une mère célibataire. Or étrangement, la nouvelle Constitution n’a pas l’ambition de résoudre le problème. « La version examinée ces jours-ci par l’Assemblée constituante stipule qu’un enfant est éligible à la nationalité népalaise s'il est né de père “et” de mère népalais. C'est une régression scandaleuse, qui fermerait la porte à tous les recours, c’est pour cela que nous manifestons dans la rue », s’insurge Subin. Même Bidhya Bhandari, numéro deux du Parti communiste népalais (marxiste-léniniste), ancienne ministre de la défense et porte-parole des femmes à l’Assemblée constituante, a retourné sa veste, en déclarant au mois de juillet que l’égalité homme-femme était « un concept occidental ». Des propos qui ont fait beaucoup de bruit et découragé les militants les plus ardents.

Lundi 14 septembre, c’est la douche froide. Dans la soirée, les élus de la Constituante votent un dispositif qui entérine le statu quo. À l’avenir, le père pourra transmettre sa nationalité népalaise à son enfant sans avoir à fournir de renseignement sur la mère, tandis que si la mère veut transmettre sa nationalité à son enfant, elle devra prouver que le père est bien népalais ou que celui-ci n’est pas identifiable. Sur les réseaux sociaux, la colère explose. « C'est donc officiel, la femme n’est pas l’égale de l’homme, a déclaré le groupe “Citizenship in the name of Mother” sur Facebook, nous allons continuer de nous battre, le combat est loin d’être terminé. »

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20 septembre 2016

L'ORPHELINAT SHREE MUKTI BAL KAYAN KENDRA EN PHOTOS

L'orphelinat Shree Mukti Bal Kayan Kendra (Freedom Children's Welfare Center) possède un terrain situé à une dizaine de kilomètres de Katmandou où un potager et des animaux de basse-cour permettent une production de légumes, de fruits et de viande. Au moment des vacances scolaires, les enfants viennent travailler à la ferme.

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Shree Mukti potager 002   Shree Mukti potager 001

Les activités sportives sont également au progarmme comme le foot, le basket, le badminton, le karaté et autres disciplines sportives.

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La salle de jeux, construite grâce à vos dons, permet des activités "indoor".

Salle de jeux (1) Shree Mukti jeux 003

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Krisna Lama, le secrétaire de l'orphelinat, au milieu de ses protégés

Les repas,à base de riz,sont pris collectivement aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du batiment..

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White Gompa, monastère boudhiste situé à Bodnath, possède un jardin ornemental.Le temple principal révèle un intérieur richement décoré de peintures et de" thangkas" de toute beauté. Fondé en 1972, le monastère a beaucoup souffert du tremblement de terre d'avril 2015.

White Gonpa Visit

 Visite du monastère en 2014 

 

 

 

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01 août 2016

ASSEMBLEE GENERALE AMZH DU 30 AVRIL 2016

L’assemblée générale de Aide Médicale au Zanskar et en Himalaya a eu lieu le 30 avril 2016 à 15 heures à la salle du Lierenbuckel à 68290 – BOURBACH LE BAS.

Membres du Conseil d’Administration présents : Christiane Croiset,  Dubeuf François, Ehrsam Danielle, Jourdain Malika, Poiriel Noël, Poiriel Neutelings Michelina, Reysset Nadine.

Membres de l’Association présents ou représentés : 67 sur 148 membres.

La séance a débuté à 15 h 00

ORDRE DU JOUR

  • 1 - Rapport moral - activité 2015
  • 2 - Rapport financier 2015
  • 3 - Approbation des rapports
  • 4 - Renouvellement des membres du Conseil d’administration
  • 5 – Présentation des objectifs 2016 – 2017
  • 6 - Questions – Réponses

Pour lire la suite du compte-rendu de l'assemblée générale, veuillez cliquer sur le lien suivant Compte Rendu AG AMZH 30 AVRIL 2016 

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23 juillet 2016

ORPHELINATS RAPPORTS DE SANTE 2016

 

Centre médical (1) 

FREEDOM CHILDREN WELFARE CENTER

L’orphelinat compte 27 pensionnaires :

            •          14 garçons de 7 ans à 25 ans

            •          13 filles de 3 ans à 23 ans.

            •          1 garçon et 1 fille sont atteints d’épilepsie et reçoivent un traitement adapté.

            •          1 pensionnaire reçoit un traitement psychiatrique pour dépression.

            ,           2 enfants ont des problèmes dermatologiques

            ,           2 enfants ont des problèmes ORL mineurs

Les membres de l’encadrement ont également été examinés et se portent bien.

Aucune Radio pulmonaire n’a été pratiquée cette année à titre systématique.

  Examens médicaux (9) Examens médicaux (11)

PEACE LAND FOUNDATION

15 pensionnaires dont 10 garçons de 5 ans à 18 ans et 5 filles de 7 ans à 16 ans ont été examinés.

La directrice, Chiree Maya Tamang a  également été examinée et se porte bien.

Examens médicaux (5) Examens médicaux (6)

Il n’y a pas de pathologie particulière à part deux pensionnaires qui avaient un abcès.

Examens médicaux (1)

 

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08 juillet 2016

BREVES ESTIVALES

ECOLE SHILASITA à NAL GAUM

Ecole Shila Sita (2)

Les travaux de l’école Shilasita ont commencé. L'argent des associations KETA KETI et AMZH + les dons locaux représentent un total de Rs 1.100.000. (Keta keti Rs 400.000+AMZH Rs 400.000+local Rs 300.000) et permettent de construire 3 salles.

A cause de la mousson qui est arrivée un mois en avance cette année, les matériaux n’ont pu être montés et la route est coupée. Les travaux sont stoppés. Dès que la mousson sera finie, ils pourront reprendre. Ce ne sera pas avant fin septembre.

 

ORPHELINATS

 Les examens médicaux des enfants ont eu lieu au cours du 2ème trimestre.

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En route en direction du centre médical

Centre médical salle d'attente

La salle d'attente

Freedom Children and Peace Land (6)

La bonne humeur règne après les examens médicaux

Centre médical (2)

 

 

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25 juin 2016

LES NEPALAIS A LA MERCI D'UN NOUVEAU SEISME

La faiblesse de l'aide gouvernementale contraint de nombreux Népalais à reconstruire leur maison sans respecter les normes antisismiques. 

Reportage.DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL AU NÉPAL, ARMIN AREFI
Modifié le 28/04/2016 à 14:08 - Publié le 28/04/2016 à 10:06 | Le Point.fr

 

Photo séisme

Son rêve s'est révélé prémonitoire. Fin 2014, Haribansa Thami, maçon de 36 ans du village népalais de Suspa, fait un étrange cauchemar. « Un séisme faisait trembler le sol, et toutes les habitations s'écroulaient », raconte ce solide jeune homme au visage d'enfant. « Je me suis alors dit que, si une telle catastrophe se produisait réellement, elle raserait tout sur son passage. » Et pour cause, les fragiles structures, en pierre et en terre, des maisons du village ne pèseraient pas lourd face à un véritable tremblement de terre. Six mois plus tard, la prophétie se réalise.

Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 frappe le Népal. Le maçon se trouve alors dans un village voisin, apportant des conseils au propriétaire d'un chalet en construction. « On ne pouvait plus rien contrôler, tout tremblait et tombait autour de toi », se souvient-il. In extremis, le jeune homme parvient à mettre à l'abri le propriétaire, pourtant ivre, ainsi qu'une femme. Tous n'auront pas cette chance.

Double séisme

De retour à Suspa, le vaillant ouvrier découvre une famille ensevelie sous les décombres. « Dans notre malheur, nous avons tout de même été chanceux », confie-t-il aujourd'hui. « En raison d'une coupure d'électricité, mes enfants jouaient à l'extérieur de la maison et ont donc été sauvés. » Sa maison aussi a été épargnée... pendant un jour. Le 26 avril au matin, elle s'est soudainement écroulée.

Haribansa Thami, sa femme et leurs quatre enfants n'ont alors d'autre choix que de s'abriter sous une tente de fortune, protégée par une fine couverture en plastique. Les autorités népalaises jurent qu'il n'y aura pas de répliques. Mais la terre tremble de nouveau. Le 12 mai 2015, un second séisme, de magnitude 7,3, frappe le pays. Au total, 9 000 personnes perdront la vie, et plus d'un demi-million d'habitations seront détruites à travers le pays. Les images de la catastrophe feront le tour du monde. Plus de 3,7 milliards d'euros de dons internationaux sont collectés par le gouvernement népalais.

Normes non respectées

Or celui-ci tarde à agir. Paralysé par une grave crise politique, Katmandou met sept mois à créer l'autorité chargée de la reconstruction du pays. Et si les autorités népalaises promettent à chaque foyer touché 1 800 euros pour la reconstruction de la maison, elles conditionnent désormais cette aide au respect des normes antisismiques. « Le problème est que les familles népalaises ne disposent pas de suffisamment d'argent pour construire des maisons aux normes », souligne Mattias Bryneson, directeur Népal de l'ONG Plan International. « Nous l'avons dit au gouvernement, qui nous a répondu que l'argent en liquide n'était qu'une partie de l'aide, et que les Népalais pourraient également contracter des prêts. »

Photo séisme 2

Sur les 1 800 euros promis par le gouvernement pour la reconstruction de sa maison, Haribansa Thami n'a reçu pour l'heure que 375 euros. Et les a d'ores et déjà dépensés en vivres et vêtements pour sa famille.    © Armin Arefi Le Point

Pour l'heure, le jeune Haribansa Thami n'a reçu que 375 euros de la part du gouvernement. « C'est beaucoup trop peu, insiste-t-il. Il faut déjà 1 800 euros rien que pour les fondations d'une maison ! » Le gouvernement a pourtant fourni aux Népalais les plans des futures maisons aux normes. « Le respect de ces plans coûterait de 2 500 à 12 000 euros, selon la taille de la maison ! » renchérit Norbutengen Tamang, autre maçon habitant le village voisin de Bhusapheda.

Prochain séisme

Sans l'once d'une hésitation, Haribansa Thami a dépensé les 375 euros pour acheter des vivres et des vêtements à sa famille. Et sans attendre les hypothétiques 1 425 euros gouvernementaux qui restent, le maçon s'est attelé, seul, à la reconstruction de sa maison, au risque de ne jamais se voir verser la totalité de la somme promise par le gouvernement. Désormais en tôle et en bois, sa nouvelle bâtisse, achevée en quatre mois grâce à ses économies, paraît beaucoup plus robuste que la précédente. « Elle ne protège pas contre le froid, mais demeure plus solide », assure le maçon. Assez pour résister au prochain séisme ?

À en croire une étude menée par des universités britannique, américaine et française publiée en janvier, le Népal serait à la merci d'un autre tremblement de terre dans les années à venir, la grande faille qui a rompu sous l'effet des tremblements de terre de 2015 étant encore soumise à une énorme pression, juste en dessous de Katmandou. « Il n'est pas possible de prédire précisément quand un autre tremblement de terre va se produire », explique John Elliott, de l'université d'Oxford, auteur principal de l'étude. Mais il faut que le pays et les villes « s'assurent qu'ils sont bien préparés pour le jour où cela arrivera »

 

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01 juin 2016

UN AN APRES LE NEPAL REND HOMMAGE AUX 9000 VICTIMES DU SEISME

La Presse.ca

Publié le 24 avril 2016 à 07h37 | Mis à jour le 24 avril 2016 à 11h06

1 an après

Près de 9000 personnes ont perdu la vie dans le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu le 25 avril 2015, une catastrophe qui a détruit un demi-million de logements.

PHOTO NIRANJAN SHRESTHA, ASSOCIATED PRESS

De nombreuses cérémonies ont eu lieu dimanche au Népal à la mémoire des victimes du séisme qui a dévasté il y a un an ce pays pauvre de l'Himalaya, où la colère monte face à la lenteur de la reconstruction.

Près de 9000 personnes ont perdu la vie dans le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu le 25 avril 2015, une catastrophe qui a détruit un demi-million de logements.

Un an après, quatre millions de personnes vivent toujours dans des abris provisoires, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Dimanche soir, une foule s'est rassemblée pour une veillée aux chandelles à Katmandou, la capitale, sur la place Durbar, un lieu historique ravagé par le séisme. Des drapeaux népalais y étaient brandis tandis que des prières étaient récitées en hommage aux victimes.

Auparavant, des centaines de Népalais avaient notamment observé une minute de silence près de l'endroit à Katmandou où se dressait une tour du XIXe siècle rasée par la secousse. Le premier ministre K.P. Sharma Oli y a déposé une gerbe de fleurs.

Non loin, là où se trouvait un important temple, des moines bouddhistes récitaient des prières.

La vie de Govinda Timilsina, guide de montagne, s'est arrêtée depuis qu'il a perdu sa maison dans le séisme. Il explique qu'il n'ose pas la reconstruire lui-même, en raison des règles complexes qui régissent les aides à la reconstruction.

«Nous avons tout perdu, nous ne pouvons plus vivre dans le village», se lamente-t-il.

Il a été contraint, avec sa mère, son épouse et leur garçon de trois ans, de quitter le district de Dhading pour un appartement d'une seule pièce à Katmandou.

«Les règles gouvernementales sont tellement compliquées. Nous craignons de ne pas obtenir d'indemnisations si nous commençons les travaux nous-mêmes», poursuit-il.

«Se souvenir des survivants»

La communauté internationale s'est pourtant mobilisée pour financer la reconstruction.

Quatre milliards de dollars ont ainsi été collectés, mais les dissensions entre partis politiques sur le contrôle de cette manne en ont paralysé la distribution et la plupart des victimes n'ont rien reçu d'autre qu'un modeste premier versement.

Le séisme a fait vaciller une économie déjà fragile et la situation s'est encore aggravée avec le blocus pendant plusieurs mois du principal point de transit frontalier avec l'Inde par des manifestants opposés à la nouvelle Constitution, ce qui a créé des pénuries d'essence et de biens de première nécessité.

Le tourisme a également beaucoup souffert, les visiteurs annulant leurs réservations après la mort d'alpinistes au camp de base de l'Everest et de randonneurs sur le circuit de trekking populaire du Langtang.

L'Autorité nationale de reconstruction (NRA), qui supervise la distribution des fonds, a fini par voir le jour en décembre.

Le gouvernement a imposé à la population de respecter des normes antisismiques pour toucher les fonds de reconstruction, mais il a mis des mois avant de rendre publiques ces instructions.

Les ONG qui avaient commencé à reconstruire écoles et centres de santé ont été priées de suspendre leurs activités jusqu'à ce que l'Autorité vienne évaluer leur travail, un processus qui a pris des mois.

Le gouvernement a promis 2000 dollars par logement détruit, mais moins de 700 familles ont reçu le premier versement de 500 dollars.

«Les politiciens dans les palais, la population dans les tentes», scandaient une vingtaine de personnes protestant dimanche dans la capitale.

À Bhaktapur, les maisons en briques qui faisaient la fierté de cette ville chargée d'histoire à l'est de Katmandou ont été remplacées par des tentes grises et des baraques en tôles, où des femmes comme Laxmi Nyapit sont contraintes d'élever leurs enfants.

«À moins qu'on nous aide, je ne vois pas comment nous parviendrons à vivre un jour dans une maison», explique cette mère de trois enfants, assise sous sa tente qui n'abrite qu'un lit et un poêle.

Pour cette femme de 40 ans qui n'a reçu du gouvernement que 150 dollars, les cérémonies n'ont que peu de sens.

«C'est bien de se souvenir des morts, mais il faudrait d'abord se souvenir de nous, les survivants, et nous aider», implore Laxmi Nyapit, qui gagne 35 roupies par jour en tricotant des gants.

«Si le gouvernement se souciait de nous, nous ne vivrions pas ici».

Le séisme est intervenu le 25 avril, mais les commémorations ont eu lieu dimanche, date anniversaire d'après le calendrier népalais.

Posté par AMZH à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]